L’école. Aaaaah, l’école!
Rappelez-moi pourquoi j’ai décidé d’y retourner déjà? Ha oui! Ça me revient. J’ai trop lu d’article sur l’accomplissement personnel dans le Elle Québec.
Pourtant, dans le Elle Québec on parlait de sentiment d’épanouissement, d’euphorie de la femme complète dans le travail ardu que laisse l’instruction générale! Pas d’envie d’évanouissement et de folie de jeune fille obsolète!
Je suis en français. J’en suis réduite à écrire avec un vulgaire bout de bois couronné de plomb sur des feuilles lignées en papier déjà utilisé qui déchirent d’elles-même à la simple vue d’une mine ne serait-ce qu’un tout petit peu trop pointue. À ce qu’il paraît on appel ça de l’écologie.
Remarquez, je n’ai rien contre le recyclage en tant que tel… sauf quand ça consiste à me dépouiller de mon argent en papier contre deux-trois sous noirs. Je veux bien croire qu’il faut contribuer à l’environnement de la planète mais de là à me vendre un paquet de cinquante feuilles de cartable à 12$…
Premier cours de la journée. J’ai faim. Il est quelle heure? 8:06, merde! J’aurais dû m’apporter à déjeuner. Deux œufs tournés/ bacon sur des propositions incises ça se prend bien y me semble, non?
Bon. La différence entre une subordonnée relative et une conjonctive c’est le lien ent… oh my God. Oh my fuckin’ God. C’est moi où les fesses du gars devant me moi me sourient? Sourire forcé qui pointe plutôt vers le bas d’ailleurs… Son cul est triste? C’est pour ça tous les plis?
Mesdames, pour vous qui me croyez chanceuse d’avoir une jolie petite paire de fesse à la figure, dé-tromp-fuckin’-ez VOUS. Sachez tout d’abord que je suis entourée de vieux dudes forcés par leurs femmes de retourner aux études pour que celles-ci puissent voir leurs amants en paix comme à l’époque où leurs très chers maris travaillaient douze heures par jour pour ramener de l’argent au foyer (ramener au foyer étant le bon mot puisque les épouses s’occupent habituellement de flamber l’argent).
Comprenez ensuite que le cul en question appartient à l’un d’eux.
Sa craque est tellement peu ragoutante, j’en oublie de suite ma faim. Elle semble profonde, sombre, marécageuse. Il faut être suicidaire pour s’en approcher! De mon bureau, je peux même sentir les vapeurs de swomp émaner de son derrière.
Je dois me concentrer… la différence entre une subordonnée relat… le verbe être au prés… les cinq pronoms per… RIEN À FAIRE. Les gaz qui sortent de son cul me montent au cerveau. Mon nom c’est quoi déjà?
Ma tête tourne, j’ai le mal de mer… Je plisse les yeux, je scrute son popotin pour y trouver un quelconque bouton «OFF» qui lui remonterait les boxers en deux temps trois mouvement mais… rien. Rien, sauf une gravure. Un tattoo? Non. C’est en relief. Comme une inscription fossilisé. Je m’approche, je plisse mes yeux à un point tel qu’une grosse veine bleue se met à onduler dans mon front, menaçant d’éclater… une.. une date? 19…8…8… 1988!!!
Son année de naîssance? Impossible, il a le poil de cul blanc frisé. Je scrute encore son ass. Juste au dessus du «1988», une toute petite écriture peut se faire voir. Sti…nk..s Si…nce… AH! Stinks Since 1988!!! C’est de la crasse gravée fossili… EURK, CÂLISS!!!
«Christina…Christina!!! Vous êtes en train de reluquer le derrière de Réjean???»
«Hein?!?!? Non jamais Madame! Je veux dire… c’est le grand canyon c’est dur à manquer mais…»
«Pas de mais! Vous étiez penché vers lui et vous scrutiez à la loupe son popotin! Mon Dieu… Sortez de ma classe tout de suite, ça n’a aucunement sa place dans une école!»
«Mais Madameeeeeee!!!» Dis-je en l’attrapant au vol tandis qu’elle repartait vers son bureau.
«HO!!! HA!!! Vous m’avez pogné un sein???!!!!»
…
Je déteste l’école. Je déteste ma prof. Je déteste aussi le poste de police dans lequel je suis présentement et je déteste le psychiatre que je devrai voir pour mes ”déviations sexuels”. Pis je déteste tout le monde, tout court.
février 4, 2010 à 5:40 |
dé-tromp-fuckin’-ez VOUS !!! = ) = )
bidonnant !!!